L’ingénieur de FirstBuild se rendra au salon Maker de Galice pour expliquer la cocréation et les synergies entre le mouvement Maker et l’entreprise dans le développement de l’Industrie 4.0.

 

Tomás Garcés est une référence dans le monde Maker. Il fait partie du classement top 30 under 30 réalisé par Forbes, le prestigieux magazine de gestion d’entreprise, une position qu’il aura mis 10 ans à décrocher grâce à son travail à General Electric. Et plus précisément, en tant que promoteur de la communauté globale des Makers chez FirstBuild, un incubateur de projets né il y a trois ans et que General Electric, en tant que maison mère, emploie pour relancer le rythme d’innovation et le processus de commercialisation des produits. « Firstbuild fonctionne comme un hackathon tous les jours », selon les mots de Tomás Garcés.

Ce gourou de l’application des connaissances Maker dans l’entreprise sera invité à la journée d’inauguration pour les professionnels du salon Maker de Galice, au cours de laquelle il réalisera une présentation sur la cocréation et l’Industrie 4.0. Chez Connections by Finsa, nous l’avons interviewé pour connaître l’état actuel du mouvement et les dernières tendances.

  • Comment as-tu découvert le mouvement Maker ?

J’ai grandi un étant un Maker, c’est juste qu’à l’époque, on n’en parlait pas comme maintenant. Ma famille est composée de plusieurs générations d’architectes et concepteurs. Je me suis construit en voyant mes grands-parents et oncles et tantes construire des maisons, et j’y participais activement. Je me rappelle également contribuer à la création de meubles en bois et à quel point j’adorais utiliser les perceuses et scies électriques, assembler les pièces… pour ensuite admirer une table entièrement fabriquée de mes mains.

Chez FirstBuild, le mouvement Maker est en fait né avec nous. Il y avait un hackerspace dans notre ville, Louisville, qui attirait de nombreux membres, dont moi et d’autres ingénieurs de l’entreprise. L’entreprise y a porté attention, et nous avons décidé de tester différentes façons d’attirer les Makers de cet hackerspace, en commençant par un hackathon qui a remporté un franc succès. Nous nous sommes alors rendu compte que le mouvement Maker était le moteur qui stimule l’innovation dans l’entreprise.

FirstBuild

  • Que doivent apprendre les entreprises du mouvement Maker ?

Premièrement, que dans la culture Maker, un grand nombre d’idées innovantes émergent. Deuxièmement, que c’est un mouvement animé par la passion et l’enthousiasme. Et troisièmement, que les Makers encouragent la collaboration et la création d’espaces dans lesquels il est possible de partager et mettre en avant des idées. Ce sont les ingrédients nécessaires pour transformer positivement des entreprises et des communautés.

Cette transformation dont je parle est quelque chose que nous avons personnellement vécu chez FirstBuild, puisque nous avons tiré profit et amplifié les efforts d’innovation en permettant que le mouvement Maker s’intègre au processus de développement des produits. Nous l’avons réalisé de plusieurs manières : premièrement, un grand nombre d’idées visant à créer de nouveaux objets sont partagées par les membres Makers de la communauté. Ensuite, la fabrication de ces produits est prise en charge par les Makers eux-mêmes. Nombre d’entre eux sont des ingénieurs qui travaillent pour GE Appliances, que nous avons embauchés après l’obtention de leur diplôme en raison de leurs résultats excellents. Le cycle s’achève lorsque les Makers de la communauté achètent nos produits.

  • De quelle manière FirstBuild intègre le monde de l’entreprise avec le mouvement Maker ?

Nous cherchions des réponses à un besoin d’innovation, d’accélération du rythme et du processus de commercialisation. Notre modèle d’affaires repose sur trois piliers : conception, fabrication et ventes. Nous concevons en co-créativité avec la communauté Maker et fabriquons en faible volume dans l’intention de trouver de nouvelles opportunités, tout en maintenant des coûts de production bas. Ensuite, nous vendons en passant par de nouveaux canaux qui nous permettent de valider les idées.

On peut retrouver de bons exemples de cette philosophie et de l’intégration du mouvement Maker dans l’Opal Nugget Ice Maker, développé conjointement avec notre communauté. Les prototypes ont été fabriqués dans notre micro-usine et ont été vendus initialement par le biais d’une campagne de financement participatif sur la plateforme indiegogo, grâce à laquelle nous avons récolté près de 3 millions de dollars dans les trente premiers jours.

Tomás Garcés en FirstBuild

  • Dans ton exposé lors de l’inauguration du salon Maker de Galice, tu parleras de cocréation et d’innovation ouverte. En quoi consistent ces deux concepts ?

Ces concepts proviennent de la recherche de FirstBuild de nouvelles façons d’innover et de notre découverte du mouvement Maker. En quelques mots simples, l’innovation ouverte et la cocréation consistent à ouvrir les portes de l’entreprise à toute personne ou équipe intéressée pour participer aux processus de développement et faire partie d’une communauté qui partage des intérêts communs.

  • Des entreprises comme Finsa, qui sont intéressées par l’innovation et le mouvement Maker, participeront au salon Maker de Galice. Récemment, Finsa a collaboré avec FirstBuild, qu’en est-il ressorti ?

Ce fut un apprentissage mutuel. Nous nous sommes rendu compte qu’en ouvrant les portes au monde, non seulement nous avons attiré la communauté Maker, mais aussi d’autres entreprises et entités avec lesquelles nous avons noué des liens précieux. Finsa a participé à la création de l’un des challenges d’un projet que nous avons développé : une plateforme mobile de collaboration, Giddy, qui permet à d’autres sociétés de se mettre en relation avec leurs propres communautés.

  • Tu as derrière toi un long parcours professionnel lié à l’innovation et aux espaces dans lesquels surgissent de nouvelles idées. Quel est l’apprentissage le plus précieux que tu en as tiré ?

L’importance de conserver un esprit ouvert et curieux. La curiosité est comme un muscle, elle s’affaiblit par manque d’exercice, c’est pourquoi nous avons besoin de doses d’inspiration qui nous aident à mettre en place une routine d’entraînement. Je suis de plus en plus convaincu que cette curiosité doit être appliquée aux entreprises. Firstbuild est dans sa transposition matérielle l’inspiration de GE Appliances.

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