Paula Aloy Fortea (Valencia, 1983) est une conceptrice d’espaces et architecte d’intérieur travaillant au Studio Enblanc, et également docteur à l’université de Valencia CEU Cardenal Herrera. Elle collabore avec cette université en tant qu’enseignante du Master de conception de produit, et fait plancher ses étudiants sur des propositions créatives qui finissent parfois au Salon du meuble de Milan. Nous avons communiqué avec elle pour découvrir la partie la plus intime de la confluence entre université et entreprise, entre autres aspects.

 

  • Comment est-il possible de stimuler le talent créatif dans les universités ?

La créativité est un allié de la motivation. Susciter l’intérêt des étudiants encourage le bon déroulement des projets, et en tant qu’enseignants, nous devons déterminer ce qui leur donne envie de s’impliquer au maximum. En ce sens, il est indispensable de pouvoir compter sur la collaboration d’entreprises qui offrent des éléments réels avec lesquels travailler, façonner, connaître, appliquer et renforcer la créativité, en échange d’un projet.

  • Qu’est-ce que cela signifie pour les étudiants que leurs idées soient visibles au Salon du meuble de Milan ?

L’Université CEU Cardenal Herrera, et plus précisément le master en conception de produit, ont toujours encouragé et promu la participation des élèves à cet événement, puisqu’il implique de nombreuses manifestations liées au secteur de la conception dans lesquelles les professionnels, entreprises et étudiants échangent leurs impressions et découvrent de nouvelles directions, tendances et solutions.

  • Quelle facette de ton travail apprécies-tu le plus : l’enseignement ou la conception ?

Il est difficile d’en choisir une, puisque je considère qu’une facette vient compléter l’autre, d’une certaine façon. Être enseignante me pousse à faire des recherches dans certains domaines que je peux ensuite appliquer à mon travail de conceptrice. Et être conceptrice et aimer ça m’incite à partager mes expériences avec les autres et à transmettre ce qui m’inspire jour après jour.

  • Comment te connectes-tu à ce qui t’intéresse ? Tu es plutôt numérique ou analogique ?

Je me considère plus proche du papier, du physique et du palpable, que de l’écran, même si je ne peux pas nier que la numérisation et les nouveaux modes de communication ont ouvert un champ de possibilités énorme vers lequel nous tourner pour trouver tout type de références et d’informations. Je pense que les deux canaux ont leurs atouts, et ce qui est important, c’est de définir ce qui est le plus avantageux pour chaque tâche.

  • Qu’est-ce qui définit un bon concepteur selon toi ?

La constance est très importante. Un concepteur ne doit jamais cesser d’observer son milieu, d’apprendre ou de s’intéresser aux nouvelles tendances, nouveaux matériaux, etc. Il doit rester constamment en alerte et en connaître le plus possible sur ce qui l’entoure pour l’appliquer à son travail.

  • Que ferais-tu si tu ne t’étais pas tournée vers la conception ?

Probablement une autre activité liée d’une façon ou une autre à la créativité. L’hôtellerie, par exemple, est une autre discipline qui m’a toujours attirée. C’est un domaine dans lequel la rénovation, la connaissance ou la créativité sont également une constante.

  • Quelles personnes t’inspirent dans le monde de la conception ?

De nombreux modèles, projets et professionnels m’inspirent, mais ceux qui me stimulent sont plutôt des personnes anonymes, comme mes collègues avec qui je travaille tous les jours et partage mon boulot quotidien, avec qui j’atteins des objectifs qui me motivent.

 

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